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AFFAIRE JACQUELINE SAUVAGE

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AFFAIRE JACQUELINE SAUVAGE

Cette femme a été condamnée à la peine de 10 ans de réclusion pour le meurtre de son mari, qu’elle a tué par balles dans le dos.
Elle dit avoir subi des violences physiques et psychologiques pendant tout son mariage, ce qui justifierait ce meurtre, selon elle.

Or, sous emprise de son mari, du moins c’est ce qui a été dit lors des débats, cette femme est allée voir la maîtresse de son mari pour la menacer si elle continuait à le voir ; ce n’est donc pas la faible femme sans défense qui a été évoquée lors des débats.

A l’aune de cet évènement, on ne comprend pas qu’elle n’ait pas protégé ses filles victimes de violence et d’inceste de la part du père ; elle aurait eu le courage de visiter la maîtresse de son mari mais pas celui d’épargner l’horreur à ses enfants.

La cour d’assises qui a eu connaissance e tous les éléments l’a condamnée en connaissance de cause ; mais peut-être fallait-il plaider l’excuse de circonstances atténuantes pour qu’elle ne retourne pas en prison ; ce qui n’a pas été fait, car est apparue « la légitime défense différée », qui a été malencontreusement plaidé par ses avocats : ce principe tend à ce qu’une victime de violence conjugale puisse tuer son bourreau quand elle le souhaite ; la peine de mort a été abolie en 1981 et certains veulent la rétablir ; c’est le sens de ce nouveau concept qui n’a aucune chance de prospérer.

D’ailleurs, 2 semaines après, dans une autre affaire dont les circonstances étaient semblables, la défense a plaidé les circonstances atténuantes, et la femme qui avait tué son mari violent a été condamnée à la peine de 5 ans de prison avec sursis ; c’est-à-dire qu’elle était coupable sans effectuer de journée prison ; ce qui est une bonne décision.

Les médias se sont emparés de l’affaire SAUVAGE et une pétition pour obtenir sa grâce a été initiée ; c’était ridicule mais ça a fonctionné ; la peine restant à accomplir a été effacée et la détenue pouvait demander sa liberté conditionnelle ; l’affaire est en cours.

Les affaires de meurtre précédées de violence conjugale sont délicates et l’avocat doit être attentif à trouver la meilleure défense pour son client.

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